To be or not to be (pregnant) that is the question

bébéNon non, aucune annonce ne sera faite dans cet billet doux. J’ai deux enfants, j’ai vécu pleinement mes deux grossesses, et n’en prévoit aucune autre (même si mon fils entend avoir 5 frères et sœurs) (cet enfant ne sait pas de quoi il parle).
Mais justement, j’ai toujours été choquée du côté pressé des gens, que ce soit de la famille, des amis proches ou même bien moins proches, qui prennent la liberté de demander en toute innocence (mais avec leurs gros sabots) « Et vous, c’est pour quand ? ». Toi qui as plus de 25 et qui vis en couple, tu vois forcément de quoi je parle, quand ce n’est pas un gros clin d’œil, ou un « dis donc ça te va bien heiiiiin ? » si d’aventure, vous osez porter dans vos bras Célestine, la dernière-née de votre clan d’amis.

Gêne, excuses, ou zapping dans les règles des l‘art (« Tiens, au fait, je dois aller me laver les cheveux ») tout est souvent bon pour éviter de s’attarder sur la question. Personnellement, bien que je sois folle des grossesses de mes copines, et de chaque nouvelle annonce du genre, je ne pose jamais LA question.(sauf si on me tend une perche de 18 mètres de long)
Mais pourquoi ? Parce que ça ne se demande pas, pardi.

Tout d’abord, déjà, parce que si le projet est en cours, ou en préparation, nul doute que le couple en question préfère faire la surprise à son entourage quand il en aura envie, qu’il sera sûr de lui, plutôt que de s’expliquer lamentablement « heu alors oui voilà, donc on voudrait bien, d’ailleurs, j’ai peut être un retard, là, mais en fait je ne sais pas, parce que je ne suis pas toujours régulière, donc si ça se trouve c‘est rien, mais je te donne des news si tu veux »… Soyez patients, refrénez-vous. D’autant plus que lorsque ce sera le cas, la future mère aura du mal à garder son secret pour elle bien longtemps physiquement comme dans son comportement… Donc laissez les couples gérer leur annonce, sans pression. Ils vous remercieront.

Ensuite, parce qu’il y a aussi des raisons, et de très bonnes, pour lesquelles chérubin n°1 n’a pas encore montré l’ombre d’un orteil potelé :

Parce que certains couples n’ont tout simplement pas le projet d’avoir des enfants. Oui, je sais ça semble horrible, contre nature et tout et tout, mais en fait… Pas du tout. On peut tout à fait sentir qu’être parent n’est pas son truc, s’épanouir dans d’autres projets très personnels. Et je vais vous dire, tant mieux. Parce que devenir parent par obligation sociale n’est pas à mon sens la meilleure des motivation et le meilleur départ dans une relation filiale. Reste que leur demander d’expliquer leur choix est aussi indélicat. Est-ce qu’on demande à une femme voulant un enfant pourquoi elle se lance dans cette aventure ? Que non. Pourtant, ça semble un peu plus fou.

Parce que certains couples essayent, et depuis des mois sans succès, de concevoir la prunelle de leurs yeux. Et qu’ils sont fatigués de ne penser qu’à ça, qu’ils culpabilisent de ne pas y parvenir quand d’autres tombent enceints sans même le vouloir, qu’ils cumulent les rendez-vous chez les médecins et spécialistes quand ils n’en sont pas déjà aux fécondations assistées… Et comme ils ne sont pas obligés de tout balancer sur Facebook, il peut être un peu compliqué de répondre avec un large sourire « oh, si on y pense » quand tout son être hurle « mais bordel, je ne pense qu’à çaaaa ».

Et enfin, parce que certains couples ne le peuvent pas. C’est ainsi, ça ne prend pas. Et c’est dur. Je me souviens d’un couple d’amis que je voyais toujours proche des enfants de leur entourage, maternant, gâtant neveux et nièces. Mais je ne voyais jamais le ventre de mon amie s’arrondir. Je n’ai jamais posé la question, parce que la réponse était là, évidente. Et je crois n’avoir pas vu maman plus heureuse, lorsqu’elle a annoncé en photo l’arrivée de son petit gars, adopté, qui a enfin comblé le vide qui lui vrillait le ventre.
Bref, pour toutes ses raisons, si j’avais un conseil à donner, ce serait de rester à l’écoute, rester bienveillant, présent. Mais de ne pas insister. Pour le coup, bébé ou non bébé, c’est une histoire qui se passe à l’intérieur. 

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2 réflexions sur “To be or not to be (pregnant) that is the question

  1. tout d’accord ! C’est personnel, c’est viscérale, ca regarde le couple, et c’est tellement le petit plus dans la vie, la cerise sur le gâteau, la chantilly sur les fraises bien mûres, la chose qui quand tout est parfait arrive comme pour te signifier que maintenant que tu as avancé dans ta vie, pour toi, pour t’accomplir, hors de toutes frustrations, tu peux te consacrer à une autre personne, un autre petit être… sans craindre de lui mettre sur le dos tous tes soucis… Et pas parce que papi et mamie sont impatient de pouponner, ou parce que « quand même, il va falloir s’y mettre, mon dieu tu avance en ââââge » !
    Peut être pourrions nous engager des recherches scientifiques pour que les hommes puissent tomber enceints, on se déchargerai d’une pression sociale supplémentaire ! toc !

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    1. Je suis d’accord. Bien sûr que je comprends l’impatience des grands-parents (ou autres), et je sais que ce n’est pas du tout méchant (c’est même bon signe). Mais l’aventure est tellement viscérale comme tu le dis bien, qu’elle ne doit répondre qu’à un désir personnel.

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