Un peu de cinéma, beaucoup de vin (à moins que ce soit le contraire)

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Telle une adolescente intrépide hier, j’ai fui quelques heures mes obligations du moment (un déménagement et des piges) pour me glisser discrètement dans une salle de cinéma. De ces séances en début d’après-midi où ne se pressent que quelques retraités, et une poignée de cinéphiles, dégustant sans culpabilité un cornet glacé dans la pénombre (sachant tout ce qui se déguste ici, ne rentre pas dans le compteur de calories, c’est bien connu).

Mon choix s’est porté sur le dernier Cédric Klapisch, « Ce qui nous lie », une histoire de frères et sœur sur fond de vignes bourguignonnes, avec Pio Marmaï (rebaptisé par mon subconscient Pio Miammiam), Ana Girardot et François Civil.

Je dois vous le dire tout de suite, je partais déjà conquise. Je suis, comme beaucoup, de cette génération Klapish : « Le péril jeune », « Un air de famille » font partie des films cultes de mon adolescence, « L’auberge espagnole » et ses suites, de mes années d’étudiante. Ses films me parlent, mêlent images, thèmes et musiques qui, je crois, me ressemblent. Et cet opus n’a pas failli à la règle.

L’histoire est plutôt simple : Jean, l’aîné d’une famille de vignerons rentre chez lui après 10 ans de vadrouille autour du globe, lorsque son père est mourant. Il se retrouve alors à gérer le domaine pendant un an avec son frère Jérémie, et sa sœur Juliette, à coups de sécateurs et de dégustations. Et c’est, pour moi, une petite pépite qui est apparu sur l’écran pendant presque 2 heures.

Je ne sais pas ce que j’ai plus aimé : l’art de filmer ce paysage magnifique (des vignes à perte de vue) au fil des saisons dans toutes les lumières possibles, l’art de capturer ce lien familial, ce rapport frères sœur, le noyau dur de l’intrigue avec ses rires, et ses découragements, qui résonnent forcément quand vous venez d’une fratrie, peut être aussi le milieu du vin et des bonnes choses, la terre, (les vendanges, la poêlée de fin de récolte qui me rappellent mes jeunes années, ayant été moi-même vendangeuse en Bourgogne…). Bref, on rit, on pleure, on contemple… Le tout soutenu par un choix musical toujours pointu. (Personnellement, je pense que j’aimerais connaitre Cedric Klapisch avant tout pour copier discrétos sa playlist).

Bref, c’est un vrai petit coup de cœur qui a ensoleillé mon après-midi de grisaille, et que je vous conseille vivement. (J’ai failli écrire « sans modération », mais j’aurais eu l’impression de faire dans la blague facile).

 

 

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