Et la bienveillance, bordel

meditationJe sais ce que vous allez me dire : vous en avez marre de la bienveillance prônée dans tous les livres de développement personnel, les magazines de psychologie, les ouvrages sur la parentalité. Tant de bienveillance, partout, tout le temps, c’est à croire qu’on souhaite un monde où tous ensemble on se brosserait les cheveux de concert, se couverait du regard, se dirait des gentillesses (« c’est toi la plus sympa », « non c’est toi! ») et se jetterait des paillettes en guise de bonjour. Alors qu’on le sait, le monde est bien plus cru(el) que cela.

Et pourtant, un peu plus de bienveillance dans notre quotidien, ça ne ferait pas de mal. (il n’y a qu’à lire les commentaires sous la plupart des articles de presse en ligne)

Je m’en suis fait la réflexion hier, devant mon mur Facebook. Une maman livrait un témoignage assez violent (oui pardon, mais j’aime beaucoup lire la vie des autres, c’est un peu comme regarder parfois Confessions Intimes, ça rassure sur sa propre vie).

Elle racontait, furieuse et choquée, qu’elle s’était trouvée dans un centre commercial avec sa fille de 3 ans qui avait trouvé l’occasion excellente de taper un caprice en plein public (bien joué gamine). Panique, consolation, énervement, rien n’y faisait… Et là, une autre femme, sans doute parfaite, avait surgi de nulle part lui fonçant dessus pour lui dire qu’à son époque on savait tenir les enfants, qu’on ne les laissait pas faire de caprice et qu’en gros son éducation était un échec.

Mais… de… quoi ?

Qui sont ces gens qui se permettent de juger, sans savoir (Journée difficile? Mauvaise nuit de la petite? Que savait-elle?) A quoi servent ces pseudos conseils à la noix ? Et-ce qu’elle pensait vraiment aider cette maman qui vivait un mauvais moment en disant cela ? (« Ah bon? Je devrais l’empêcher de faire un caprice? Riche idée, je m’y mets tout de suite »)

Si cette dame avait un chouïa de bienveillance, et pas seulement une bonne éducation (éducation qui empêchait ses enfants de faire des caprices, peut-être, mais qui par contre ne l’empêchait pas de dire des horreurs à une parfaite inconnue… comme quoi…), elle aurait dû savoir que stresser encore plus une mère qui perd pied à un moment est la meilleure solution pour envenimer la situation. Que se sentir dépassée est déjà une chose, se sentir jugée est pire. Qu’une mère qui se sent comme une grosse « nullasse » en plus sera d’autant moins capable de gérer une situation.

Bref, en tant que mère qui n’assure pas forcément dans toutes les situations (oui j’essaie, je donne mon max, mais parfois je cours après mon enfant en criant disant « ça suffit si à trois tu n’es pas là, attention ! » (Signe que la situation est déjà en train de m’échapper), je rêve parfois d’une société, ou oui, en cas de problème, une personne s’approche et me fasse un signe, que non ce n’est pas si grave, que si, je peux y arriver, et qu’elle est elle-même passée par là. Bref, qu’une personne bienveillante surgisse elle aussi, mais avec de bonnes intentions et pas des critiques inutiles. J’espère que je ne rêve pas trop.

Allez, sur ce, cœur avec les doigts, je vous souhaite un excellent week-end.

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