Dans la fleur de l’age

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Hier, j’ai fêté mon anniversaire, avec toujours, ce petit brin d’impatience le jour précédent qui vient tout droit de l’enfance. Fêté est un grand mot, puisque les aléas de la vie de famille en ont décidé autrement (gastro, veux-tu bien t’en aller?). Mais il faisait beau, nous avons mangé dehors, mon fils a soufflé mes bougies (s’assurant de mon accord, l’œil en coin) et offert une fleur. Bref c’était tout de même doux, comme passage.

Car l’age nous pose toujours question et impose un petit bilan. Avons nous réalisé suffisamment? Sommes-nous mieux, moins bien qu’espéré ? Avons-nous vu suffisamment de choses, de terres, de pays? Avons-nous assez appris? Pouvons-nous encore nous renouveler? Entreprendre? Changer?

Et finalement, à force de question (fort philosophique j’en conviens! (je n’avais pourtant rien bu!)) j’en suis venue à penser que l’âge n’était qu’une donnée « technique ». Qui existe certes, mais qui ne veut rien dire à la fois. Comment je le sais? Parce qu’à bien y regarder :

J’ai  12 ans quand on me reproche quelque chose
5 ans quand je joue avec mes enfants
25 ans quand je ris avec mon mari
60 ans quand il m’exaspère
10 ans quand je m’invente des histoires
15 ans quand je vais au cinéma
20 ans quand je prends le train
80 ans quand je n’ai pas dormi
18 ans quand je veux faire la révolution
36 ans quand je regarde derrière moi.

Je ne suis pas jeune, pas encore vieille, je suis à la fois sage, capricieuse (parfois), puérile, réfléchie, en colère, apaisée, prudente et pourtant joueuse.

Je n’ai pas vraiment d’âge en fait. Ou bien je les ai tous.

 

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La vraie vie de freelance #1

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Jouant sur son clavier, le regard dans le vague, elle cherchait le bon mot pour mettre fin à son article. Une note interrogative, ou humoristique peut-être, qui donnerait la saveur finale à la lecture de son texte…. Quand soudain, elle se rappela qui lui fallait faire une lessive, et sa fille, à la maison pour cause d’impétigo contagieux, l’appela du bout du couloir car elle avait renversé sa gourde de compote sur son chemisier (et un peu sur le sol, causant un effet « collant » instantané).

Si vous vous reconnaissez dans ce texte, peut-être êtes vous, vous aussi, freelance ou en télétravail… En tout cas bien loin des clichés à la Carry Bradshaw. Qui je le rappelle, dans les 90’s, passait son temps à manger des brunchs entre copines, avant de trouver le sujet de sa chronique pour un magazine féminin, qui payait bien (du moins assez pour avoir un dressing rempli). Chronique qu’elle tapotait tranquillou en culotte depuis son lit en attendant son amant.
A toutes les personnes qui pensent donc que bosser freelance est une fonction pépère, ou au contraire trop cool, j’ai envie de dire « viens donc, qu’on rigole ».
Pour ma part, devenir rédactrice freelance n’a pas été un choix dès le départ.  Plutôt un cheminement. J’étais journaliste en presse écrite, mais pour des raisons pros (le manque de contrats en cdi) et persos (un mari qui doit changer de ville selon son contrat + des enfants en bas âge), j’ai commencé à écrire pour des agences qui se fichaient que je sois près d’elles ou non (tant que j’envoyais mon article à temps) et des sites web qui cherchaient de nouvelles plumes. Je vous l’accorde, l’idée me séduisait aussi un peu : pas de boss, si ce n’est moi-même, pas de cadre routinier, ou de collègues relous, la possibilité de dire « Ouais, j’écris pour vivre » (sans pour autant dire que ça peut-être pour le salon de BTP). Sauf que mon quotidien est loin d’être un long fleuve tranquille. Et ne ressemble pas aux fantasmes qu’on peut avoir dessus.

Les avantages :

  • Ni dieu ni maître. Bon, en fait, c’est un peu plus nuancé : vous n’avez, c’est vrai, pas un boss, mais plusieurs employeurs. Mais vous avez des comptes à rendre, des échéances à tenir… Si vous voulez durer. En revanche, le rapport est pour moi assez agréable, plus de collaborateurs, ou de prestataires, que hiérarchique. Ce qui me va pas mal (puisque sous mes airs de fille sage, je n’aime pas trop l’autorité). J’aime bien l’entente que ce statut procure.
  • Une organisation personnelle. J’alterne souvent entre plusieurs missions. ça demande pas mal de discipline (terrain sur lequel je dois encore m’améliorer), mais je ne m’ennuie jamais. Quand je sature, je passe à autre chose. Je compose ma journée, en quelque sorte, je la décide, et la gère.
  • La possibilité de rester en pyj’ (occasionnellement, hein) Certes, ça ne fait pas avancer l’idée d’une personne active, et pour ma part, je me charge d’être habillée et prête au lever de mes enfants, histoire de garder une dynamique (important pour ne pas finir a 11h, en pensant que vous venez de vous lever). Mais en effet, travailler chez soi permet des petits extras sympatoches comme boire autant de cafés caramel qu’on veut, déambuler le cheveu en vrac, faire une pause avec son bouquin et écrire en pyj’ si je veux (qui le saura… ah mer… vous maintenant).
  • Le confort et les économies : bien oui c’est mathématique : mis à part le café que j’achète en gros, je n’ai pas de trajet à faire, pas de forfait en plus, de location etc… sur une année ça joue.

ça vous semble idyllique? Attendez de lire la suite.

Les inconvénients :

  • Des revenus parfois(toujours) incertains. Un thème sur lequel je ne vais pas trop m’étendre, car il mérite un billet entier, sur l’organisation, la gestion etc.des revenus. M’enfin sachez que si vous souffrez de phobie administrative, il vous sera difficile d’être freelance. La relance, la paperasse, la gestion de son budget et de ses paiements (qui ne tombent jamais au bon moment) est un vrai sport de compétition. Celui qui fait dire « non la j’en ai marre, j’arrête ». Sauf que si vous arrêtez, vous n’êtes pas payée.
  • Du temps, beaucoup de temps… en moins. Riez, vous qui bénéficiez des 35 heures. Vous qui voyez aussi la freelance comme une personne qui « est à la maison, elle a du temps ». En fait le contraire est plutôt de mise : ce qui compte étant l’échéance, vous serez souvent là à profiter de quelques heures le soir, ou le matin c’est selon, pour terminer un projet. Personne ne vous dit quand arrêter, par contre il est fréquent qu’on vous demande de rajouter quelque chose « pour aujourd’hui c’est possible? ». Ainsi que devoir trouver des astuces pour honorer quand même cette sortie avec choubidou chéri ou vos enfants (tant pis, je finirai ça entre 23h et 1h quand tout le monde ronflera).
  • Des gens qui ne comprennent pas votre rythme. Et voilà sur la plus haute marche du podium notre troisième et sans doute plus bel inconvénient du jour : l’incompréhension de l’entourage. Et pas par manque d’intelligence, ou de cœur. Mais le simple fait d’être à la maison signifie pour beaucoup, être disponible. Pire : avoir un hobby plutôt qu’un travail (comme on ferait de la peinture, ou de la broderie). Alors le ou la freelance doit souvent se justifier (surtout si c’est une femme d’ailleurs), auprès de ses enfants, de sa famille, de ses amis… « Non je ne suis pas forcément dispo là pour papoter, ce sont mes heures de boulot en fait (oui même au milieu de mon salon) ». « Non, je ne peux pas forcément aller faire des courses pour le repas de ce soir chéri », « ni me lancer dans le ménage… oui, même si je suis à proximité de l’aspirateur…et que ça me prendrait 10 minutes ». » Oui, notre fils a un peu de fièvre ce matin, mais peut être pourrais-tu prendre une demi-journée pour rester avec lui? » (ça n’y comptez pas!).

Vous l’aurez compris, si le boulot est cool, il n’a rien d’une planque : mieux vaut savoir où l’on met les pieds. En revanche, le sentiment de liberté qu’il procure me fait dire que je vais garder ce statut quelque temps. Et puis on verra bien où le vent me mène… (projets inside mon petit cerveau…)

 

3 newsletters que j’apprécie

Je ne sais pas à quoi ressemble votre boîte mail, mais la mienne est un peu à mon image: pas tout à fait ordonnée (bien que je préfère le qualificatif de créative, ou pleine d’idées). Chaque matin, je découvre avec un peu d’impatience, parfois rapidement neutralisée, un gros mélange de mail pros, quelques touches privées mais surtout, une masse infinie d’offres en tous genres et de newsletters auxquelles je ne me souviens même plus avoir souscrit… Ce qui est normal : pour écrire parfois pour une société de télémarketing (entre autre), je connais désormais un peu leurs trucs et je peux vous dire qu’on est bien traqués harponnés en permanence. M’enfin, c’est un autre débat.

Bref, la newsletter a longtemps été pour moi une version électronique de la pub Franprix insérée dans sa boite aux lettres, jusqu’à ce que je découvre que certaines étaient bien ficelées, voire nous apprenaient des trucs (des newsletters, pas des pubs Franprix). Ce qui est toujours agréable quand on fait une pause dans sa journée.

Voici donc pour l’heure, 3 newsletters que je retrouve avec plaisir :

DES LETTRES :

C’est un petit peu la caution historique et intello de ma journée ou semaine. Des lettres.fr est un site qui dévoile les lettres authentiques de personnages connus, contemporains ou bien plus anciens (Jacques Brel, Emile Zola, Marylin Monroe… le choix est riche), privées ou bien au contraire écrites pour faire parler d’elles. Et non seulement la correspondance a toujours été pour moi quelque chose de très touchant, mais rentrer ainsi dans l’intimité des gens via leur plume a un effet nostalgique très puissant sur moi que je ne saurais trop comment décrire. (ça, et le fait de trouver après leur lecture, que j’écris comme une buse!) Bref, c’est beau, puissant, émouvant. Et bon sang, je crois que je ne me lasserai jamais des mots dans ma vie.

ARTIPS :

Je reste dans le domaine de la culture avec Artips, que j’ai découvert il y a un peu plus d’un an sans vraiment m’en servir, jusqu’à ce que je me rende compte que c’était une newsletters plutôt sympa : chaque semaine elle nous fait part de plusieurs anecdotes du domaine de l’art, l’histoire d’une œuvre, le vol d’une autre, un malentendu sur le sens d’une troisième… Le tout sans jamais user de terme pompeux. Ce qui est une très bonne chose. Moi-même, j’aime flâner dans les musées, j’ai toujours aimer la peinture, le dessin etc, je suis sensible à ce domaine… mais je n’y connais pas grand chose, il faut bien le reconnaitre. Artips s’annonce comme une dose d’art au quotidien, dose que j’absorbe avec plaisir.

IDECOLOGIE :

Enfin, rien à voir avec les précédente, je reçois Idécologie depuis que je m’intéresse davantage à la réduction de mes déchets et de notre impact sur terre (ta prise de conscience écolo grandit généralement en même temps que les tonnes de couches culottes que tu jettes en pâture à ta poubelle), et si ce n’est pas suffisant pour sauver la planète, c’est déjà un bon début : cette newsletter donne une idée chouette par semaine pour la chouchouter : créer des lingettes réutilisable, shopper sur un site ecoresponsable, passer aux gourdes à compote à remplir (les parents savent de quoi je parle). Bref, de petits gestes qui font du bien, le tout dans un site qui ne ressemble pas à un repaire de vieux hippies mais une déco épurée et pétillante. Je dis oui!

Ah et petit tuyau, pour toutes les newsletters dont vous ne voulez pas, elles qui vous incitent tous les jours à acheter, ou à vous donner des news de choses dont vous vous fichez comme de la vie des Kardashian, il existe un logiciel gratuit en ligne, Cleanfox, qui se charge de vous désinscrire. Quand on sait qu’en plus, ça protège la planète, ça vaut le coup d’y passer 5 minutes!

Et vous? Avez-vous repéré des newsletters qui sortent du lot? Je suis preneuse de nouvelles découvertes!

 

La marque de la culotte

IMG_20170308_145718Comme vous le savez tous, (à moins de vivre dans une tanière et de ne bénéficier d’aucun moyen de communication, tant toutes les émissions font aujourd’hui leur beurre sur l’événement) aujourd’hui est le 8 mars, soit la Journée internationale du Droit des Femmes.

Un vaste programme qui ne permet pas, messieurs les publicitaires, d’avoir particulièrement envie d’un rouge à lèvres ou de 20% sur un épilateur. Non. En revanche, si vous aviez des tuyaux pour gagner autant que les hommes, avoir autant de droits ou de choix, et ne pas être obligée de se justifier dans certaines situations, ça serait bien urbain. (Et encore, je ne suis pas Iranienne).

J’arrête ici sur le sujet, parce que si j’adore me renseigner, me cultiver, me livrer au débat, je ne pense pas être la personne la plus pointue sur le sujet ce jour-ci, au vu des tribunes argumentées que vous trouverez sur le réseau (je viens d’ailleurs de lire des articles de Nadia Daam, que j’aime depuis encore plus) .  Ou encore en visionnant la vidéo de Chimamanda Adichie au TEDx « pourquoi nous devrions tous êtres féministes ». Faites vous plaisir.

En revanche, je voulais une fois de plus vous parler de livres qui, #oh wait, tombent relativement à pic dans le sujet (la vie est bien faite).

Parce que je viens justement de terminer les deux tomes de « Culottées« , de la génialissime Pénélope Bagieu. Un cadeau personnel que je me suis fait après Noël, tant ils me faisaient de l’œil. Deux tomes donc, qui racontent l’existence de femmes « qui ne font que ce qu’elles veulent » comme le dit le sous-titre. Malgré la pression, les sillons qu’on a tracés pour elles, les us et coutumes, les conventions… Il y a malgré tout des femmes qui ont tout fait pour vivre leur passion et leurs convictions comme le seul chemin possible pour elles. Exploratrice, guerrière, actrice, rappeuse, gynécologue ou astronaute, la dessinatrice sans doute la plus cool du moment nous livre 15 portraits dans chaque tome de femmes qui ne renoncent jamais. C’est inspirant, intéressant, et en plus drôle, puisque l’auteur manie la dérision dans des petits phrases et certains traits qui nous font passer le message avec le sourire. Avec cette question qui revient en tête à chaque page « et moi j’aurais fait quoi? » (et sa variante « et moi je suis prête à quoi? »).

Dans le même esprit, j’en profite également pour présenter un petit livre, peu connu, mais très inspirant aussi, offert par une amie (qui me connait bien) « Guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses« . Car oui, figurez-vous, les femmes ne veulent pas toutes devenir des Kate ou des Kim. Et ce livre est une baume au cœur qu’on devrait mettre dans les mains de toutes les écolières, rien de moins. Il décrit en effet plusieurs métiers, à tort associés aux hommes, dont pourraient aussi rêver bien des fillettes audacieuses : agent secret, grand reporter, aviatrice, physicienne, voileuse, et j’en passe… Et pour bien enfoncer le clou, chaque métier est illustré par une femme d’aujourd’hui mais également une pionnière de la discipline. Comme quoi, qu’on se le dise, ceci n’a rien d’une tendance.

Je sais en tout cas le discours que je tiendrai à ma fille.

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Le carnet à l’envers

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Pour qui me connait très bien, c’est-à-dire qui est déjà venu chez moi ou me fréquente au quotidien, je suis le genre de personne à aimer faire des listes. Non pas par haute organisation et contrôle de toute situation (mon moi intérieur vient de s’étouffer), mais au contraire, parce que je suis disons, éparpillée : toujours 3 idées à la fois, des livres à lire par-ci par-là, des idées de sortie, des piges qui se cumulent, des tâches ménagères aussi (ma grosse passion (humhum)). Faire des listes me permet alors de mettre par écrit, noir sur blanc, ce qui se bat un peu dans ma tête, d’en extraire les priorités, de canaliser tout ce bazar. De me faire envie aussi, en listant ce qu’il y a encore au menu de ma journée, de ma semaine…

Et puis, j’avoue, j’aime le côté écrit. J’ai d’ailleurs tenté de passer aux listes gérées via une appli, (ce qui était très pratique puisque, telle une mère d’ado, mon smartphone se chargeait de sonner pour me rappeler ce que j’avais à faire). Mais ça ne me convient pas. J’aime écrire, tracer mes envies et mes besoins, rayer, raturer, dessiner à côté. J’aime aussi retomber parfois sur des vestiges d’anciennes listes pour voir ce que j’avais en tête à ce moment, voir que j’ai évolué, ou pas du tout. J’ai donc une multitude de carnets.

Le problème dans tout cela, (car oui, tout n’est pas rose, bon sang!) c’est que les listes peuvent aussi avoir l’effet inverse de celui attendu. A savoir, celui de lister tout ce que vous voulez faire… pour finir par déprimer en regardant tout ce que vous n’avez pas pu faire. En l’occurrence, j’ai toujours de grandes ambitions en notant 18 choses, alors que soyons lucides, entre le moment où je dépose les lardons à l’école et la crèche, l’heure où ils sortent et les différents imprévus qui peuvent jalonner ma journée, il est déjà bien que je puisse prendre ma douche, manger et passer un coup de fil. Donc se lancer dans l’aquarelle ou s’entraîner pour un éventuel marathon est une douce utopie.

J’ai donc pris l’habitude depuis peu de noter non pas ce que je projette de débuter, mais ce que j’ai fait de mon temps. Oh, rien d’exceptionnel, bien au contraire. Tout est dans le plaisir des choses qu’on ne voit plus trop : boire son café au soleil, être tombée sur un documentaire génial (alors qu’on cherchait un énième Stéphane Plazza), avoir appris a mon fils à demander 2 baguettes à la boulangère, avoir terminé un article qui gambadait dans ma tête depuis un moment… Bref, pas de règles, juste des traces de ce qui fait de ma journée un temps qui valait le coup d’être vécu. Même si je n’ai pas fait ma séance d’abdo ni écrit encore mon premier roman.

Et ça fait un sacré bien.

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Ma dernière lecture

 

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J’ai ouvert hier un livre que je n’avais pas choisi. Je n’y étais pas forcée non plus, j’ai simplement commandé, il y a quelques mois, une « box » livresque (billet à venir sur ce concept tellement cool) dont l’instigatrice-libraire proposait d’envoyer un titre en accord avec mes goûts.

J’ai reçu un petit livre, de 120 pages, Ici ça va, de Thomas Vinau, un auteur inconnu au bataillon pour ma part. Livre que j’ai laissé reposer sur une étagère quelque temps. (Il faut dire que ma PAL est assez conséquente.(PAL= pile à lire pour les novices))

J’ai donc remis la main sur ce petit poche hier, et grand bien m’en a pris. Thomas Vinau maîtrise les mots avec une simplicité rare, et son livre est un véritable petit coup de cœur, qui se lit vite, certes, mais qui ne s’oublie pas.

L’histoire, s’il y en a une, c’est celle d’un homme et de sa compagne qui viennent s’installer dans la maison d’enfance du narrateur après un traumatisme dont on ne sait pas grand chose (et peu importe au final). Une maison à l’abandon en plein campagne, près d’une rivière, dont il faut après des années ré-apprivoiser l’âme, repeindre les volets, redonner vie en même temps que les deux personnages réapprennent les petits plaisirs simples du quotidien.

Mais la lumière de ce livre n’est finalement pas dans « l’intrigue » a proprement parlé, mais dans le style. Chaque page évoque une impression, une découverte, un ressenti, avec des phrases simples, courtes et pourtant si parlantes. Chaque phrase nous plonge dans une sensation, au coeur des émotions du narrateur : le soleil qui chauffe les épaules, le vieux coffre dont on ouvre parfois le couvercle pour retrouver des souvenirs, la cabane au fond du jardin, le bruit de l’eau…

Une lecture comme une respiration, que je vous conseille pour vous évader à la table d’un café, sur un banc dans un parc, quand  une envie de simplicité vous saisit.

 

 

 

 

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Un nouveau blog pour un nouveau départ. J’ai tenu deux blogs, je me suis perdue dans les sujets, dans les délais, j’ai pérégriné, j’ai attendu, j’ai perdu du temps. J’ai eu envie, puis plus du tout. J’ai fait autre chose, j’ai oublié.

Puis l’envie d’écrire pour moi est revenue. Celle de parler de vie de freelance, de livres, de maternité, de news positives, de découvertes. De tout ce que je ne peux pas dire dans mes textes factuels et professionnels, et qui me tient pourtant à cœur. Un nouveau souffle qui j’espère, vous apportera vous aussi une petite pause dans le quotidien, un moment de lecture agréable (et attendu?).

Une goutte d’eau dans l’océan des blogs. Mais tout de même. Mon blog.