Nouvelle année, nouvelles envies?

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Je vous l’accorde, écrire un post sur la bonne année passé le 20 janvier, c’est un peu du réchauffé (ou de la grosse flemme hm hm), mais au final, « who cares »? C’est sans doute le temps qu’il m’a fallu pour me délester des dernières étreintes de 2017… Ça et le fait que certains événements inattendus ont remis à quelques jours plus tard le côté perso des résolutions. (Virus, mon ami, veux-tu bien me lâcher?)

Mais, c’est mon petit truc à moi, j’adore les résolutions ! Et une fois de plus, je me plie un peu à cette tradition. Soyons honnête, je ne me fais pas beaucoup d’idées dessus, et je n’espère pas naïvement me transformer en coureuse de marathon  en 30 jours, perdre 10 kg sur un claquement de doigts ou devenir un auteur (autrice?) à succès dans l’année. Mais voilà, j’aime bien cette idée, celle de faire le point, de remettre à plat les choses qu’on aime, ou dont on ne veut plus, de dépoussiérer ses aspirations… Ça ne dure peut-être pas, mais ça fait du bien, toujours, de s’imaginer en version édulcorée. Surtout que, oui, améliorer son quotidien est toujours possible. (Le coach qui sommeille en moi vient de parler.)

Au final, je pense n’avoir qu’une seule résolution « faisable » cette année (non, c’est faux, je mens, j’ai un plein carnet rempli d’envies, toutes plus folles que les autres, dont je tairai les intulés) :

Vivre plus slow.

Ce qui veut dire? Que je suis comme chacune de nous, de vous, j’essaie sans cesse de mener de front plusieurs actions, d’être une femme, une bosseuse, une mère, une copine, une fille, une épouse, une artiste (à mes heures). Et qu’au final, je m’éparpille. Un peu comme si j’étais en train d’essayer sans cesse de grimper sur un manège en marche, sans me casser la margoulette. Haute voltige. Pas efficace.

Et si je ralentissais? Si j’arrêtais de courir, et que je prenais une chose à la fois, une action à la fois, un désir à la fois ? Ne serais-je pas plus efficace? Ne serais-je pas plus impliquée, et finalement, n’apprécierais-je pas plus les choses du quotidien ?

je crois bien que si. Alors voilà.

Et vous? Quelle résolution vous anime ce début d’année?

 

 

 

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Et la bienveillance, bordel

meditationJe sais ce que vous allez me dire : vous en avez marre de la bienveillance prônée dans tous les livres de développement personnel, les magazines de psychologie, les ouvrages sur la parentalité. Tant de bienveillance, partout, tout le temps, c’est à croire qu’on souhaite un monde où tous ensemble on se brosserait les cheveux de concert, se couverait du regard, se dirait des gentillesses (« c’est toi la plus sympa », « non c’est toi! ») et se jetterait des paillettes en guise de bonjour. Alors qu’on le sait, le monde est bien plus cru(el) que cela.

Et pourtant, un peu plus de bienveillance dans notre quotidien, ça ne ferait pas de mal. (il n’y a qu’à lire les commentaires sous la plupart des articles de presse en ligne)

Je m’en suis fait la réflexion hier, devant mon mur Facebook. Une maman livrait un témoignage assez violent (oui pardon, mais j’aime beaucoup lire la vie des autres, c’est un peu comme regarder parfois Confessions Intimes, ça rassure sur sa propre vie).

Elle racontait, furieuse et choquée, qu’elle s’était trouvée dans un centre commercial avec sa fille de 3 ans qui avait trouvé l’occasion excellente de taper un caprice en plein public (bien joué gamine). Panique, consolation, énervement, rien n’y faisait… Et là, une autre femme, sans doute parfaite, avait surgi de nulle part lui fonçant dessus pour lui dire qu’à son époque on savait tenir les enfants, qu’on ne les laissait pas faire de caprice et qu’en gros son éducation était un échec.

Mais… de… quoi ?

Qui sont ces gens qui se permettent de juger, sans savoir (Journée difficile? Mauvaise nuit de la petite? Que savait-elle?) A quoi servent ces pseudos conseils à la noix ? Et-ce qu’elle pensait vraiment aider cette maman qui vivait un mauvais moment en disant cela ? (« Ah bon? Je devrais l’empêcher de faire un caprice? Riche idée, je m’y mets tout de suite »)

Si cette dame avait un chouïa de bienveillance, et pas seulement une bonne éducation (éducation qui empêchait ses enfants de faire des caprices, peut-être, mais qui par contre ne l’empêchait pas de dire des horreurs à une parfaite inconnue… comme quoi…), elle aurait dû savoir que stresser encore plus une mère qui perd pied à un moment est la meilleure solution pour envenimer la situation. Que se sentir dépassée est déjà une chose, se sentir jugée est pire. Qu’une mère qui se sent comme une grosse « nullasse » en plus sera d’autant moins capable de gérer une situation.

Bref, en tant que mère qui n’assure pas forcément dans toutes les situations (oui j’essaie, je donne mon max, mais parfois je cours après mon enfant en criant disant « ça suffit si à trois tu n’es pas là, attention ! » (Signe que la situation est déjà en train de m’échapper), je rêve parfois d’une société, ou oui, en cas de problème, une personne s’approche et me fasse un signe, que non ce n’est pas si grave, que si, je peux y arriver, et qu’elle est elle-même passée par là. Bref, qu’une personne bienveillante surgisse elle aussi, mais avec de bonnes intentions et pas des critiques inutiles. J’espère que je ne rêve pas trop.

Allez, sur ce, cœur avec les doigts, je vous souhaite un excellent week-end.

Il était un 4 septembre

Il y a ce réveil qui sonne, qui semblait en grève depuis plusieurs semaines.
Le léger frisson d’un matin de septembre qui a perdu plusieurs degrés.
Ces têtes et ces cheveux tout emplis (ou en plis) de sommeil.
Ces câlins au creux du cou, qui se veulent rassurants, (mais pour rassurer qui, au final ?)

Il y a cette petite tenue préparée hier au soir, coordonnée pour une fois, qui sent bon le linge tout propre.
Il y a ce cartable « spatial » qui ne demande qu’à être emmené vers le plein d’aventures et de leçons.
Cette impatience qui pointe, dans les yeux de mon fils.
Ce questions qui défilent, et qui se ponctuent inlassablement par « On y va, maman ? »

Cette main, toujours petite et si douce, qui cherche la mienne quand on approche de l’entrée.

Il y a cette nouvelle école, ces nouveaux copains en devenir, cette classe un brin vieillotte  et pourtant pleine de charme.

Cette timidité qui le surprend lui-même au moment de rencontrer sa maîtresse, d’investir sa nouvelle école.

Il y a ce dernier bisou qui murmure « tout ira bien » ‘et là encore, pour qui?). Et la silhouette de mon fils qui s’avance, en lâchant ma main.

Il y a aussi cette petite sœur qui répète depuis :  » Il est où Noah ? » Se retrouvant sans complice, pour quelques heures.

Il y a surtout une maman, qui compose entre inquiétude du premier jour, fierté, mais aussi confiance.

Et joie de retrouver un peu de temps.

Bref, il y a la rentrée des classes.

Paillettes obligatoires

Voilà, les vacances touchent à leur fin, même si la canicule s’attarde (quoique, aujourd’hui, il fait plutôt un temps d’octobre. Comment ça, on s’en fout ?) Et comme chaque parent qui se respecte, je complète peu à peu les affaires de rentrée de mes chers petits, avec application et attendrissement (et un peu d’agacement quand je ne trouve pas ce cahier 17×24. 22 oui, mais pas 24!).

Et un détail me chiffonne. Un détail qui m’avait déjà marqué lors du carnaval au mois de mars, ou finalement, chaque fois que j’ai besoin d’un article précis pour mon fils ou ma fille.

Elsa. Ou Kittie. Ou Minnie.
Elle sont là. Toujours, omniprésentes. Bien mises en avant sur les rayons des supermarchés, des magasins de chaussures, ou de fournitures. Et elles me sortent par les yeux. Même constat lors du dernier carnaval : trouver un costume neutre, mignon, et non pas juché sur des mini-talons pour se prendre pour une princesse à la tresse blonde, s’est révélé une mission quasi-impossible (oui, même pour une enfant de 20 mois!) (j’ai finalement opté pour des ailes de papillon… roses, certes, mais sans visage souriant)(et non je ne sais pas coudre, je t’ai entendu, toi, dans le fond!)

Bref, est-il bien normal d’abreuver nos enfants de marques, de visages marketing avant même qu’ils ne connaissent les personnages en question? Est-il aussi normal de ne leur proposer que deux choix? (La Reine des neiges ou Les Minions? (Semblant dire  : si à 5 ans tu ne te pavanes pas avec l’un ou ‘autre, c’est que tu as raté ton enfance! )).

Même constat dans beaucoup d’enseignes de vêtements : les baskets, les maillots, tout est floqué de princesse pour les fille, de voiture pour les garçons.
(J’ai cherché hier une timbale en plastique en magasin, comme indiqué dans ma liste de fournitures, je n’ai trouvé que Frozen. QUE F***ING FROZEN!)

Qu’on ne s’y méprenne pas : je ne suis pas contre le rose, les princesses, les voitures de courses et tutti quanti. Mais voilà, j’aimerais qu’on laisse l’ imaginaire de nos enfants tranquille, qu’on cesse de les orienter. Ma fille est sublime en rose, mais elle l’est aussi en bleu, en vert, ou en rouge, avec ou sans effigie. Mon fils adore Cars, et il est ravi d’avoir un sac FlashMcQueen, et je suis ravie de lui faire plaisir en lui offrant. Mais j’aimerais que cela reste un choix parmi d’autres design, d’autres références, ou pas de référence du tout. Que ma fille ait le droit de choisir un motif de d’indien ou de princesse, si elle le veut. Que mon fils puisse trouver un polo « violet » s’il le souhaite.

Bref, qu’on soit libérés, délivrés de ce marketing direct. (Et merde)

 

To be or not to be (pregnant) that is the question

bébéNon non, aucune annonce ne sera faite dans cet billet doux. J’ai deux enfants, j’ai vécu pleinement mes deux grossesses, et n’en prévoit aucune autre (même si mon fils entend avoir 5 frères et sœurs) (cet enfant ne sait pas de quoi il parle).
Mais justement, j’ai toujours été choquée du côté pressé des gens, que ce soit de la famille, des amis proches ou même bien moins proches, qui prennent la liberté de demander en toute innocence (mais avec leurs gros sabots) « Et vous, c’est pour quand ? ». Toi qui as plus de 25 et qui vis en couple, tu vois forcément de quoi je parle, quand ce n’est pas un gros clin d’œil, ou un « dis donc ça te va bien heiiiiin ? » si d’aventure, vous osez porter dans vos bras Célestine, la dernière-née de votre clan d’amis.

Gêne, excuses, ou zapping dans les règles des l‘art (« Tiens, au fait, je dois aller me laver les cheveux ») tout est souvent bon pour éviter de s’attarder sur la question. Personnellement, bien que je sois folle des grossesses de mes copines, et de chaque nouvelle annonce du genre, je ne pose jamais LA question.(sauf si on me tend une perche de 18 mètres de long)
Mais pourquoi ? Parce que ça ne se demande pas, pardi.

Tout d’abord, déjà, parce que si le projet est en cours, ou en préparation, nul doute que le couple en question préfère faire la surprise à son entourage quand il en aura envie, qu’il sera sûr de lui, plutôt que de s’expliquer lamentablement « heu alors oui voilà, donc on voudrait bien, d’ailleurs, j’ai peut être un retard, là, mais en fait je ne sais pas, parce que je ne suis pas toujours régulière, donc si ça se trouve c‘est rien, mais je te donne des news si tu veux »… Soyez patients, refrénez-vous. D’autant plus que lorsque ce sera le cas, la future mère aura du mal à garder son secret pour elle bien longtemps physiquement comme dans son comportement… Donc laissez les couples gérer leur annonce, sans pression. Ils vous remercieront.

Ensuite, parce qu’il y a aussi des raisons, et de très bonnes, pour lesquelles chérubin n°1 n’a pas encore montré l’ombre d’un orteil potelé :

Parce que certains couples n’ont tout simplement pas le projet d’avoir des enfants. Oui, je sais ça semble horrible, contre nature et tout et tout, mais en fait… Pas du tout. On peut tout à fait sentir qu’être parent n’est pas son truc, s’épanouir dans d’autres projets très personnels. Et je vais vous dire, tant mieux. Parce que devenir parent par obligation sociale n’est pas à mon sens la meilleure des motivation et le meilleur départ dans une relation filiale. Reste que leur demander d’expliquer leur choix est aussi indélicat. Est-ce qu’on demande à une femme voulant un enfant pourquoi elle se lance dans cette aventure ? Que non. Pourtant, ça semble un peu plus fou.

Parce que certains couples essayent, et depuis des mois sans succès, de concevoir la prunelle de leurs yeux. Et qu’ils sont fatigués de ne penser qu’à ça, qu’ils culpabilisent de ne pas y parvenir quand d’autres tombent enceints sans même le vouloir, qu’ils cumulent les rendez-vous chez les médecins et spécialistes quand ils n’en sont pas déjà aux fécondations assistées… Et comme ils ne sont pas obligés de tout balancer sur Facebook, il peut être un peu compliqué de répondre avec un large sourire « oh, si on y pense » quand tout son être hurle « mais bordel, je ne pense qu’à çaaaa ».

Et enfin, parce que certains couples ne le peuvent pas. C’est ainsi, ça ne prend pas. Et c’est dur. Je me souviens d’un couple d’amis que je voyais toujours proche des enfants de leur entourage, maternant, gâtant neveux et nièces. Mais je ne voyais jamais le ventre de mon amie s’arrondir. Je n’ai jamais posé la question, parce que la réponse était là, évidente. Et je crois n’avoir pas vu maman plus heureuse, lorsqu’elle a annoncé en photo l’arrivée de son petit gars, adopté, qui a enfin comblé le vide qui lui vrillait le ventre.
Bref, pour toutes ses raisons, si j’avais un conseil à donner, ce serait de rester à l’écoute, rester bienveillant, présent. Mais de ne pas insister. Pour le coup, bébé ou non bébé, c’est une histoire qui se passe à l’intérieur. 

Retrouver son calme (dans la tourmente)

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Mea culpa. J’ai été absente, et pas qu’un peu.

Non, je n’ai pas du tout perdu l’envie d’écrire pour ce blog, mais, comme cela peut arriver parfois dans la vie, je traverse une période de petits bas, de doutes quant à mon avenir et celui de nos enfants (où il est question de mutation, de changements inattendus, d’organisation et de perte de repères….Bref, une période funky banana).

Suivi d’un accident de voiture, mon premier, celui qui laisse un goût amer de peur et de colère mêlées que vous ignoriez avant. J’ai donc connu ce sentiment désagréable, (une fois m’être assurée que personne n’était blessé (sauf peut-être ma confiance, grande victime de cette affaire)) de revivre pendant des jours l’événement seconde par seconde, d’imaginer ce que j’aurais dû ou pu faire pour éviter la collision. Et, chose inutile mais incontournable, de me torturer avec des « et si ça avait été grave, si j’avais blessé mon enfant…? ». Saupoudrez tout cela d’une période électorale assez stressante et inédite et vous obtiendrez un mois d’avril disons intense. Émotionnellement parlant du moins.

Et après? Et bien après, ces quelques jours m’ont montré que malgré mes 36 années d’expérience, je réagissais toujours comme une merde ado de 15 ans face aux épreuves stressantes de la vie (= petites crises de larmes, réactions démesurées, stress accru, et grand n’importe quoi). Rien à voir avec la personne emplie de sagesse, de flegme et de recul que j’aimerais être. Vous savez, le genre de femme bienveillante qui pose un regard apaisant et confiant sur l’avenir. (Le genre qui énerve, en fait).

L’avantage, car il y en a toujours, c’est que depuis, je suis en mesure de vous présenter quelques méthodes qui fonctionnent pour calmer ses nerfs, du moins temporairement. Et je me dis que si ça m’est utile, ça peut l’être aussi pour vous. Foi de névrosée.

Bouger

Parce que quand les pensées se bousculent, j’ai tendance à croire que le corps se crispe et que les idées deviennent également étriquées. Dans les faits, j’ai ressenti le besoin de me dépenser, de ressentir mon corps, d’être dans le physique plus que dans l’affect.

Réaliser une tâche simple

Que ce soit ranger un placard, faire une tarte aux pommes, passer la tondeuse…. qu’importe! L’avantage est de réaliser une chose constructive sur laquelle nous concentrer, et qui peut être terminée en une heure ou une après-midi. Enfin, voilà l’occasion d’avoir agi.

Lire

Chez moi, c’est un peu un remède à tout. Dans une société où tout est devenu zapping (les sites, les statuts, les infos), se poser même 5 minutes au calme et lire un article en entier, ou quelques pages d’un roman, amène une tout autre temporalité, et fait du bien. (En plus de nous emmener ailleurs en quelques lignes).

Méditer

Non, je ne vous parlerai pas de chakra ou de pose yoga. Je suis bien trop novice (et je ne suis pas Gisèle Bundchen, surtout) mais abonnée depuis peu à des petites applis, telles que petit Bambou ou Namatata qui proposent d’utiliser pour une fois son smartphone à bon escient pour 5 ou 10 minutes de respirations, de calme, de pleine conscience. Et de nous faire un peu redescendre de nos tours.

Sortir dans un lieu neutre

Cela peut sembler tout bête, et parfois une perte de temps, mais aller voir une connaissance, aller s’acheter une blouse, ou marcher dans un parc a un petit effet « diversion »qui n’est pas négligeable. Une parenthèse nécessaire parfois.

Se confronter à plus grand

La nature, l’océan, la montagne …. si vous avez l’occasion de vous confronter à l’élément naturel, je trouve pour ma part que ça remet bien les curseurs en place.

Dormir

Facile à dire, je sais, mais ne pas rogner sur ses heures de sommeil est encore la meilleure façon de garder un semblant de réflexion. Je le sais, après plusieurs nuits découpées, je suis capable de m’énerver en mettant la table. Une nuit complète et je redeviens douce comme une agnelle.

Et vous, vous avez des armes secrètes en cas de pétage de plomb en bonne et due forme?

 

La marque de la culotte

IMG_20170308_145718Comme vous le savez tous, (à moins de vivre dans une tanière et de ne bénéficier d’aucun moyen de communication, tant toutes les émissions font aujourd’hui leur beurre sur l’événement) aujourd’hui est le 8 mars, soit la Journée internationale du Droit des Femmes.

Un vaste programme qui ne permet pas, messieurs les publicitaires, d’avoir particulièrement envie d’un rouge à lèvres ou de 20% sur un épilateur. Non. En revanche, si vous aviez des tuyaux pour gagner autant que les hommes, avoir autant de droits ou de choix, et ne pas être obligée de se justifier dans certaines situations, ça serait bien urbain. (Et encore, je ne suis pas Iranienne).

J’arrête ici sur le sujet, parce que si j’adore me renseigner, me cultiver, me livrer au débat, je ne pense pas être la personne la plus pointue sur le sujet ce jour-ci, au vu des tribunes argumentées que vous trouverez sur le réseau (je viens d’ailleurs de lire des articles de Nadia Daam, que j’aime depuis encore plus) .  Ou encore en visionnant la vidéo de Chimamanda Adichie au TEDx « pourquoi nous devrions tous êtres féministes ». Faites vous plaisir.

En revanche, je voulais une fois de plus vous parler de livres qui, #oh wait, tombent relativement à pic dans le sujet (la vie est bien faite).

Parce que je viens justement de terminer les deux tomes de « Culottées« , de la génialissime Pénélope Bagieu. Un cadeau personnel que je me suis fait après Noël, tant ils me faisaient de l’œil. Deux tomes donc, qui racontent l’existence de femmes « qui ne font que ce qu’elles veulent » comme le dit le sous-titre. Malgré la pression, les sillons qu’on a tracés pour elles, les us et coutumes, les conventions… Il y a malgré tout des femmes qui ont tout fait pour vivre leur passion et leurs convictions comme le seul chemin possible pour elles. Exploratrice, guerrière, actrice, rappeuse, gynécologue ou astronaute, la dessinatrice sans doute la plus cool du moment nous livre 15 portraits dans chaque tome de femmes qui ne renoncent jamais. C’est inspirant, intéressant, et en plus drôle, puisque l’auteur manie la dérision dans des petits phrases et certains traits qui nous font passer le message avec le sourire. Avec cette question qui revient en tête à chaque page « et moi j’aurais fait quoi? » (et sa variante « et moi je suis prête à quoi? »).

Dans le même esprit, j’en profite également pour présenter un petit livre, peu connu, mais très inspirant aussi, offert par une amie (qui me connait bien) « Guide des métiers pour les petites filles qui ne veulent pas finir princesses« . Car oui, figurez-vous, les femmes ne veulent pas toutes devenir des Kate ou des Kim. Et ce livre est une baume au cœur qu’on devrait mettre dans les mains de toutes les écolières, rien de moins. Il décrit en effet plusieurs métiers, à tort associés aux hommes, dont pourraient aussi rêver bien des fillettes audacieuses : agent secret, grand reporter, aviatrice, physicienne, voileuse, et j’en passe… Et pour bien enfoncer le clou, chaque métier est illustré par une femme d’aujourd’hui mais également une pionnière de la discipline. Comme quoi, qu’on se le dise, ceci n’a rien d’une tendance.

Je sais en tout cas le discours que je tiendrai à ma fille.

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Ma dernière lecture

 

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J’ai ouvert hier un livre que je n’avais pas choisi. Je n’y étais pas forcée non plus, j’ai simplement commandé, il y a quelques mois, une « box » livresque (billet à venir sur ce concept tellement cool) dont l’instigatrice-libraire proposait d’envoyer un titre en accord avec mes goûts.

J’ai reçu un petit livre, de 120 pages, Ici ça va, de Thomas Vinau, un auteur inconnu au bataillon pour ma part. Livre que j’ai laissé reposer sur une étagère quelque temps. (Il faut dire que ma PAL est assez conséquente.(PAL= pile à lire pour les novices))

J’ai donc remis la main sur ce petit poche hier, et grand bien m’en a pris. Thomas Vinau maîtrise les mots avec une simplicité rare, et son livre est un véritable petit coup de cœur, qui se lit vite, certes, mais qui ne s’oublie pas.

L’histoire, s’il y en a une, c’est celle d’un homme et de sa compagne qui viennent s’installer dans la maison d’enfance du narrateur après un traumatisme dont on ne sait pas grand chose (et peu importe au final). Une maison à l’abandon en plein campagne, près d’une rivière, dont il faut après des années ré-apprivoiser l’âme, repeindre les volets, redonner vie en même temps que les deux personnages réapprennent les petits plaisirs simples du quotidien.

Mais la lumière de ce livre n’est finalement pas dans « l’intrigue » a proprement parlé, mais dans le style. Chaque page évoque une impression, une découverte, un ressenti, avec des phrases simples, courtes et pourtant si parlantes. Chaque phrase nous plonge dans une sensation, au coeur des émotions du narrateur : le soleil qui chauffe les épaules, le vieux coffre dont on ouvre parfois le couvercle pour retrouver des souvenirs, la cabane au fond du jardin, le bruit de l’eau…

Une lecture comme une respiration, que je vous conseille pour vous évader à la table d’un café, sur un banc dans un parc, quand  une envie de simplicité vous saisit.

 

 

 

 

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Un nouveau blog pour un nouveau départ. J’ai tenu deux blogs, je me suis perdue dans les sujets, dans les délais, j’ai pérégriné, j’ai attendu, j’ai perdu du temps. J’ai eu envie, puis plus du tout. J’ai fait autre chose, j’ai oublié.

Puis l’envie d’écrire pour moi est revenue. Celle de parler de vie de freelance, de livres, de maternité, de news positives, de découvertes. De tout ce que je ne peux pas dire dans mes textes factuels et professionnels, et qui me tient pourtant à cœur. Un nouveau souffle qui j’espère, vous apportera vous aussi une petite pause dans le quotidien, un moment de lecture agréable (et attendu?).

Une goutte d’eau dans l’océan des blogs. Mais tout de même. Mon blog.